🌶️ Déboire n°1
Les données voyagent, pas les réglages
Migrer 12 Go de mails ? Facile. Migrer 31 règles de tri ? Il a fallu les réécrire une par une.
Quand on change de messagerie, on croit que tout suit dans les valises. Les messages, oui. Les dossiers, oui. Mais les filtres, les signatures, les connexions « Se connecter avec Google »… rien de tout ça ne tient dans un import. Ni l'IMAP, ni le format mBox ne les emportent.
On a exporté nos règles Gmail dans un fichier. Impossible à réinjecter : l'outil d'arrivée ne lit pas le format de départ, et n'a pas de bouton « importer mes filtres ». Ce n'est pas un bug — c'est simplement absent.
La leçon : les données voyagent, pas l'intelligence qu'on a mise autour. Ce qu'on a automatisé pendant des années, on le reconstruit. Migrer, ce n'est pas copier — c'est réapprendre.
🌶️ Déboire n°2
Mes contacts pro, absents de mon téléphone
On a voulu retrouver le carnet d'adresses de l'entreprise sur nos téléphones. La base d'un outil pro, en 2026, non ?
Réponse de l'outil : « seul le carnet par défaut se synchronise ». Le carnet partagé de la boîte — celui avec tous les clients et fournisseurs — reste bloqué au webmail. Sur le téléphone, chacun bute sur le même plafond.
Le twist honnête : ce n'est même pas la faute de notre nouvel hébergeur. C'est l'application Contacts d'Apple qui ne sait gérer qu'un seul carnet. La preuve ? D'autres logiciels, eux, les synchronisent tous. Un plafond de verre qui date de quinze ans — et pas là où on l'attendait.
La leçon : migrer, c'est aussi redécouvrir que « la base » n'est pas toujours au rendez-vous. On a trouvé le contournement — mais on préfère le dire franchement que vendre du rêve.
🌶️ Déboire n°3
Les agendas d'équipe, sans partage par défaut
Sur Google, un admin rend tous les agendas de l'entreprise visibles d'un clic. Sur Infomaniak, ce bouton n'existe pas — chaque agenda appartient à son propriétaire.
La nuance honnête (on déteste les posts qui exagèrent) : ce n'est pas ingérable. Chacun peut partager le sien avec « l'Organisation » entière en un seul geste, en lecture ou en modification. Mais c'est à chacun de le faire — personne ne peut l'imposer — et chaque nouvelle recrue doit y penser.
À 9, on s'en sort. À 200, sans une discipline de fer, les agendas redeviennent des silos.
La leçon : ce n'est pas un défaut, c'est un choix de société — la vie privée par défaut, plutôt que la transparence par défaut. On le respecte. Et on l'a remonté à Infomaniak.