Notre choix de souveraineté

Sunstice est passé sur Infomaniak.

La souveraineté, on ne la proclame pas : on la pratique.

Nous produisons une énergie locale, décentralisée, européenne. Nos outils numériques suivent désormais la même exigence : nous avons quitté Google pour une suite souveraine, hébergée en Europe. Voici pourquoi — et comment, déboires compris.

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MailFichiersMessagerieAgenda — toute l'entreprise, sur infrastructure européenne.
Le pourquoi

Nos valeurs ne s'arrêtent pas à la production d'énergie

Chez Sunstice, on se bat chaque jour pour la souveraineté énergétique : produire local, décentralisé, durable. On ne peut pas défendre cette exigence pour l'énergie, et confier nos données — et celles de nos clients — à un géant américain. Alors on a aligné les deux.

Indépendant & européen

Infomaniak est une entreprise indépendante, basée en Suisse. Nos données sont hébergées en Europe.

Vie privée respectée

Pas de revente de données, pas de publicité. La confidentialité de notre travail — et de nos clients — protégée.

Écologique

Des data centers parmi les plus sobres d'Europe. Cohérent avec ce qu'on défend sur le terrain.

Cohérent, de bout en bout

Les mêmes valeurs, de l'énergie qu'on déploie aux outils qu'on utilise. C'est ça, la souveraineté.

Ce qui nous distingue

On ne l'a pas dit. On l'a fait — toute l'entreprise.

La souveraineté numérique, beaucoup en parlent. Nous, on a migré l'intégralité de nos outils — messagerie, fichiers, agendas, discussions internes — hors de Google. Un vrai projet, avec de vraies frictions. Et on le raconte honnêtement : nos déboires sont publics.

100 %
de l'entreprise migrée
0
donnée revendue
UE
hébergement européen
100 %
honnête sur le chemin
Journal de bord

Migrer, sans enjoliver

On aurait pu se contenter d'un joli communiqué. On préfère raconter la vraie histoire : les frictions, les surprises, les leçons. Parce qu'une valeur qu'on défend se prouve dans les détails, y compris ceux qui coincent.

🌶️ Déboire n°1

Les données voyagent, pas les réglages

Migrer 12 Go de mails ? Facile. Migrer 31 règles de tri ? Il a fallu les réécrire une par une.

Quand on change de messagerie, on croit que tout suit dans les valises. Les messages, oui. Les dossiers, oui. Mais les filtres, les signatures, les connexions « Se connecter avec Google »… rien de tout ça ne tient dans un import. Ni l'IMAP, ni le format mBox ne les emportent.

On a exporté nos règles Gmail dans un fichier. Impossible à réinjecter : l'outil d'arrivée ne lit pas le format de départ, et n'a pas de bouton « importer mes filtres ». Ce n'est pas un bug — c'est simplement absent.

La leçon : les données voyagent, pas l'intelligence qu'on a mise autour. Ce qu'on a automatisé pendant des années, on le reconstruit. Migrer, ce n'est pas copier — c'est réapprendre.
🌶️ Déboire n°2

Mes contacts pro, absents de mon téléphone

On a voulu retrouver le carnet d'adresses de l'entreprise sur nos téléphones. La base d'un outil pro, en 2026, non ?

Réponse de l'outil : « seul le carnet par défaut se synchronise ». Le carnet partagé de la boîte — celui avec tous les clients et fournisseurs — reste bloqué au webmail. Sur le téléphone, chacun bute sur le même plafond.

Le twist honnête : ce n'est même pas la faute de notre nouvel hébergeur. C'est l'application Contacts d'Apple qui ne sait gérer qu'un seul carnet. La preuve ? D'autres logiciels, eux, les synchronisent tous. Un plafond de verre qui date de quinze ans — et pas là où on l'attendait.

La leçon : migrer, c'est aussi redécouvrir que « la base » n'est pas toujours au rendez-vous. On a trouvé le contournement — mais on préfère le dire franchement que vendre du rêve.
🌶️ Déboire n°3

Les agendas d'équipe, sans partage par défaut

Sur Google, un admin rend tous les agendas de l'entreprise visibles d'un clic. Sur Infomaniak, ce bouton n'existe pas — chaque agenda appartient à son propriétaire.

La nuance honnête (on déteste les posts qui exagèrent) : ce n'est pas ingérable. Chacun peut partager le sien avec « l'Organisation » entière en un seul geste, en lecture ou en modification. Mais c'est à chacun de le faire — personne ne peut l'imposer — et chaque nouvelle recrue doit y penser.

À 9, on s'en sort. À 200, sans une discipline de fer, les agendas redeviennent des silos.

La leçon : ce n'est pas un défaut, c'est un choix de société — la vie privée par défaut, plutôt que la transparence par défaut. On le respecte. Et on l'a remonté à Infomaniak.
Alors, pourquoi ?

Parce que la souveraineté ne se découpe pas. On ne peut pas défendre une énergie européenne, décentralisée et durable le jour, et confier ses données à un géant américain la nuit. Nos déboires, on les assume : ils sont le prix d'une cohérence qu'on a choisie. Et on recommencerait.

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